ArtoGreen

L'Analyse du Cycle de Vie

 

 

Quelles sont les différences entre l’Eco-conception et l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) ?

     L’éco-conception est une démarche d’évaluation globale du produit/service qui ajoute le critère environnement à tous ceux de la conception classique (exigences, qualité, prix, services, technique, …). Elle intègre la logique du cycle de vie du produit/service. L’évaluation du concept est qualitative dès l’amont de la conception, c’est-à-dire lors de sa conception préliminaire et se fait comparativement à un produit existant ou concurrent aux fonctionnalités identiques. Les résultats de cette évaluation ont pour objectifs de dégager des ordres de grandeurs et des paramètres clés pour devenir des leviers d’actions concrètes de modifications du concept de produit.

  

     De plus, l’évaluation qualitative est une évaluation comparative et itérative permettant une validation des choix et une réorientation de la conception. Cette démarche fait partie intégrante du processus de conception/développement et ses résultats peuvent contribuer à la prise de décision en conception. Selon les exigences demandées, le critère environnement peut être non prioritaire au regard notamment du critère prix. Le meilleur compromis est alors recherché pour que le concept retenu soit conforme au cahier des charges tout en étant respectueux de l’environnement. Dans tous les cas, le produit éco-conçu doit être à coût maîtrisé, c’est-à-dire que son prix est moins élevé ou au moins comparable qu’un autre produit de référence. De plus, d’autres critères peuvent être ajoutés à l’éco-conception tels que le critère social (ergonomie et sécurité des postes de travail,…) et le critère sociétal (exigences des parties prenantes,…) : c’est de l’éco-socio-conception. Puisque de nature qualitative, cette démarche ne permet pas de rédiger une éco-déclaration pour communiquer aux clients la performance environnementale du produit/service 

   
   

     L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) est la méthode la plus aboutie d’évaluation quantitative des impacts environnementaux sur tout le le cycle de vie du produit/service. Cette méthode ACV fait l’objet de normes (ISO 14040-14044) et permet la rédaction d’une éco-déclaration pour communiquer aux clients la performance environnementale du produit/service. Le concepteur détient alors un outil pour « essayer » d’introduire des considérations environnementales dans la prise de décision en conception, avec cependant quelques impondérables.

 

La méthode ACV :

- ne fournit qu’une évaluation des performances environnementales,

- ne peut se réaliser seulement quand le produit est connu (ses matériaux, composants et procédés tout au long du cycle de vie). C’est-à-dire, quand cela devient difficile d’introduire les changements sur ceux-ci. Dans le cadre d’une activité de conception, l’ACV est difficilement réalisable sur un nouveau concept, dont on ne possède pas la nomenclature du produit. Elle peut être réalisée lors de la conception détaillée juste avant de finaliser la nomenclature afin de valider les axes de la conception du produit mais, à cette étape, il est trop tard pour le modifier.

- nécessite un logiciel d’ACV expert piloté par une ressource experte en ACV. Les résultats sont difficilement compréhensibles et interprétables par les acteurs de la conception,

- nécessite de nombreuses années d’expérience et d’apprentissage,

- est associée à des bases de données dont les incertitudes sont larges permettant une appréciation peu précise des impacts (+ ou – 15%)

- ne permet pas une évaluation comparative et itérative permettant une validation des choix

-…

     Un produit qui fait l’objet d’une éco-déclaration sur la base d’une étude ACV n’est pas nécessairement éco-conçu. Le caractère éco-conçu du produit peut-être concrétisé par comparaison sur les résultats de 2 études ACV, l’une sur le concept (pratiquement finalisé) et l’autre sur le produit existant ou concurrent. Dans ce cas, nous avons les impondérables citées ci-dessus et le temps d’intégration de l’environnement en conception est double. La seule possibilité pour éviter 1 étude ACV est d’appliquer la méthode sur toutes les gammes de produits existants, ce qui a pour conséquence de passer un certain temps (selon le catalogue de produits : 5 à 10 années) avant de pouvoir bénéficier de l’économie d’1 étude ACV et ainsi déboucher sur un concept éco-conçu.

    Vous l’avez compris, la méthode ACV est complémentaire et intègre la démarche d’éco-conception. Les qualités de l’une comblent les défauts de l’autre. L’entreprise détient alors avec l'éco-conception, un outil intéressant pour introduire les considérations environnementales dans la prise de décision en conception avec cependant quelques impondérables liés aux coûts des études ACV et au besoin d’expertise trop souvent indépendante des équipes de R&D.

    Pour toutes ces raisons, l’équipe d’ArtoGreen a développé des solutions web adaptées en cherchant à simplifier la démarche d’éco-conception et en évitant tous les impondérables des études ACV pour rendre la démarche accessible et facilement utilisable par les concepteurs/développeurs avec un coût moindre pour l’entreprise. La méthodologie d’ArtoGreen met le concepteur au cœur de la démarche d’éco-conception car c’est lui qui détient alors un puissant outil lui permettant d’introduire en direct et en toute autonomie, les considérations environnementales dans la prise de décision en conception, avec à la clef, de sérieux gains de coûts et de revenus supplémentaires pour l’entreprise. Elle peut croître économiquement tout en respectant l’environnement et en assurant une qualité de service équivalente voire supérieure pour ses clients.